Cupidon
Dictionnaire mythologique
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Calypso : (gr) Fille d’Atlas, la nymphe Calypso Ă©tait reine de l'Ăźle d'Ogygie. C’est elle qui recueillit Ulysse aprĂšs son naufrage. Elle en devint si amoureuse qu’elle usa de tous ses charmes et de tous ses pouvoirs pour le retenir auprĂšs d’elle. AprĂšs sept annĂ©es de captivitĂ©, Zeus lui ordonna toutefois de rendre au hĂ©ros sa libertĂ© afin qu’il puisse retourner vers les siens. Calypso obĂ©it mais en conçu un intolĂ©rable chagrin malgrĂ© un enfant nĂ© de cette union.

Calliope (ΚαλλÎčόπη) : (gr) Fille de Zeus et de MnĂ©mosyne, la plus importante des Muses. Muse de la poĂ©sie Ă©pique et de l'Ă©loquence, Calliope Ă©tait souvent reprĂ©sentĂ©e une trompette dans une main, un poĂšme dans l’autre. On l'illustrait aussi la tĂȘte couronnĂ©e de lauriers, tenant dans la main parfois un stylet, parfois un rouleau de papyrus. Elle fut aimĂ©e des dieux et enfanta Hymen (avec Apollon), Ialenos et OrphĂ©e (avec Oeagre, roi de Thrace), les Corybantes (avec Zeus). On lui prĂȘtait Ă©galement la maternitĂ© des SirĂšnes qu’elle aurait eu du dieu fleuve AchĂ©loos.

Cassandre (ÎšÎ±ÏƒÏƒÎŹÎœÎŽÏÎ±) : (gr) Fille de Priam, roi de Troie, et d'HĂ©cube, Cassandre Ă©tait fort jolie. Trop jolie d’ailleurs pour Ă©chapper Ă  l’Ɠil vigilant d’Apollon qui l’initia Ă  l’art de la divination en Ă©change de ses faveurs. Cassandre accepta le marchĂ©, mais se refusa au dieu une fois instruite. Apollon la punit alors en la privant du pouvoir de persuader malgrĂ© son don de prĂ©diction. Elle attira Ă©galement sur elle l’attention d’Ajax le petit et fut violĂ©e par lui lors du sac de Troie. Devenue concubine d’Agamemnon, elle fut assassinĂ©e avec lui Ă  leur retour Ă  MycĂšnes.

Centaures (ÎšÎ­ÎœÏ„Î±Ï…ÏÎżÎč) : (gr) Peuple sauvage, issu de l’union d’Ixion et de NĂ©phĂ©lĂ©, les Centaures Ă©taient des crĂ©atures d'aspect monstrueux. Hommes jusqu’aux hanches, la partie infĂ©rieure de leur corps Ă©tait Ă©quine. Ils habitaient les forĂȘts d’Arcadie et de Thessalie oĂč ils faisaient rĂ©gner la terreur par leur tempĂ©rament vindicatif et brutal. Souvent Ă  l’origine d’agressions contre de tout jeunes hommes et de jeunes vierges, les Centaures Ă©taient dĂ©testĂ©s de tous.

CerbĂšre : (gr) Chien Ă  trois tĂȘtes (parfois 50, parfois 100 selon les sources), gardien des Enfers, CerbĂšre serait le fils de Typhon et d’Échnida. Il Ă©tait chargĂ© d’interdire aux vivants de pĂ©nĂ©trer dans les Enfers et d’empĂȘcher les morts d’en sortir grĂące Ă  son apparence monstrueuse (son cou Ă©tait ornĂ© de serpents) ainsi qu’à ses morsures venimeuses.

CĂ©rĂšs : (rom) Fille de Saturne et de GaĂŻa, cette ancienne dĂ©esse de la vĂ©gĂ©tation est mĂȘme jugĂ©e par certains historiens comme Ă©tant Ă  l’origine de l’agriculture. On l’appelait CĂ©rĂšs la noire Ă  tĂȘte et criniĂšre de jument. Il est possible qu’elle fĂ»t en rĂ©alitĂ© une reine sicilienne. AssociĂ©e Ă  la dĂ©esse grecque DĂ©mĂ©ter.

Charon (Î§ÎŹÏÏ‰Îœ) : (gr) Fils d'ÉrĂšbe (les TĂ©nĂšbres) et de Nyx (la Nuit), il Ă©tait le passeur des Enfers. Chaque Ăąme devait alors lui payer une obole pour franchir le Styx. C’est de cette lĂ©gende que naquit la tradition de mettre une piĂšce de monnaie sous la langue des trĂ©passĂ©s. On reprĂ©sentait Charon sous les traits d’un vieillard bourru et antipathique, laid Ă  effrayer, intraitable et toujours vĂȘtu de haillons. Ceux qui ne pouvaient pas payer leur traversĂ©e Ă©taient condamnĂ©s Ă  l’errance sur les rives du Styx pour au moins cent ans.

Chiron (Î§Î”ÎŻÏÏ‰Îœ) : (gr) Chiron, malgrĂ© son apparence de Centaure n’avait pas la mĂȘme origine que ses frĂšres. Il Ă©tait fils de Cronos et de l’OcĂ©anide Phylira. DiffĂ©rent des autres Centaures, violents et incultes, Chiron se distinguait par sa bontĂ© et sa sagesse. Ce sont les dieux Apollon et ArtĂ©mis qui lui apprirent Ă  guĂ©rir et Ă  chasser sans excĂšs et les dieux lui accordĂšrent Ă  sa mort de prendre place au ciel Ă  titre de constellation du sagittaire.

CircĂ© (ÎšÎŻÏÎșη) : (gr) Fille d'HĂ©lios et de l'OcĂ©anide PersĂ©is, cette puissante magicienne vivait sur l'Ăźle d'AĂ©a, prĂšs des cĂŽtes tyrrhĂ©niennes. Ses pouvoirs Ă©taient redoutables (on disait mĂȘme qu’elle pouvait appeler les Ă©toiles Ă  descendre sur terre) et sa science des poisons faisait trembler bien des hĂ©ros. Beaucoup de ses philtres magiques servaient Ă  mĂ©tamorphoser les humains et les dieux en animaux.

ClĂ©lie : (rom) HĂ©roĂŻne romaine qui fut donnĂ©e au roi des Étrusques, Porsenna, alors qu’il assiĂ©geait Rome (507 av. J.-C.). RĂ©ussissant Ă  tromper la vigilance de ses gardiens, elle traversa le Tibre Ă  la nage avec des compagnes malgrĂ© une pluie de javelots lancĂ©e par les soldats de Porsenna. Une fois de retour Ă  Rome, les Romains la retournĂšrent Ă  Porsenna afin de respecter leur engagement. Porsenna, troublĂ© par tant de bravoure lui rendit toutefois sa libertĂ© et lui fit cadeau d’un magnifique cheval. Une statue Ă©questre lui fut Ă©galement Ă©rigĂ©e par le peuple de Rome pour commĂ©morer son courage.

Clio (ΚλΔÎčώ) : (gr) Fille de Zeus et de MnĂ©mosyne (la MĂ©moire). On la reprĂ©sentait comme la premiĂšre des neuf Muses et son nom signifie "cĂ©lĂ©brer" en grec. Muse de l’Histoire et de la poĂ©sie, elle tenait en gĂ©nĂ©ral un livre Ă  la main. Clio blĂąma un jour Aphrodite pour ses amours avec Adonis. La dĂ©esse furieuse la punit en lui inspirant une passion incontrĂŽlable pour PiĂ©ros.

ClĂŽtho : (gr) Elle serait plus vraisemblablement fille de Nyx (la Nuit) et sƓur d'Atropos, ThallĂŽ, CarpĂŽ, AuxĂŽ, les Heures et LachĂ©sis. Elle semble la moins ĂągĂ©e des Moires (Ă©quivalent des Parques romaines). Son rĂŽle consistait Ă  tenir le fil des destinĂ©es humaines. Le plus souvent, elle se vĂȘtait d'une tunique de diverses couleurs et portait une couronne de sept Ă©toiles. Dans sa main, une quenouille qui touchait Ă  la fois le ciel et la terre.

Clytemnestre (ΚλυταÎčÎŒÎœÎźÏƒÏ„ÏÎ±) : (gr) Fille de Tyndare, roi lĂ©gendaire de Sparte, et de LĂ©da, sƓur d’HĂ©lĂšne, de Castor et de Pollux. Clytemnestre fut reine de MycĂšnes et Ă©pouse d'Agamemnon. Ils eurent quatre enfants : Electre, IphigĂ©nie, Oreste et ChrysothĂ©mis. Mais Agamemnon, pressĂ© par un oracle, sacrifia IphigĂ©nie afin d'obtenir des vents favorables pour prendre la route de Troie. MĂšre avant tout, Clytemnestre ne lui pardonna jamais cette horreur et le fit assassiner dĂšs son retour Ă  MycĂšnes, avant de pĂ©rir elle-mĂȘme par la vengeance d’Oreste, leur fils.

Cronos (ÎšÏÏŒÎœÎżÏ‚) : (gr) Fils d'Ouranos (le Ciel) et de GaĂŻa (la Terre). Ils enfantĂšrent de nombreux enfants, dont les Titans. Cronos devint leur roi et Ă©pousa RhĂ©a, sa propre sƓur. Afin de venger les souffrances de sa mĂšre malmenĂ©e par Ouranos, Cronos Ă©mascula ce dernier. C’est d’ailleurs de l’écume de cette Ă©masculation que serait nĂ©e la dĂ©esse Aphrodite. RĂ©gnant dĂ©sormais Ă  la place d’Ouranos, il devint Ă  son tour un peu fou, dĂ©vorant tous ses enfants par jalousie, Ă  l’exception de Zeus, qui seul lui Ă©chappa. On l’associait au dieu Saturne chez les Romains.

Cupidon : (rom) Cupidon chez les Romains fut le petit dieu de l'Amour. ConsidĂ©rĂ© comme un dieu crĂ©ateur au cƓur de la ThĂ©ogonie d'HĂ©siode et chez les Orphiques, Cupidon constituait un Ă©lĂ©ment primordial du monde. On lui accordait le statut de premier dieu, nĂ© de l'Ɠuf originel, duquel seraient issus tous les autres dieux. Toutefois, ce statut se modifia autour du 6e siĂšcle av. J.-C. Dieu de l’amour et de la passion, il incarna l’inspiration des artistes. Certains le considĂ©raient comme le fils de VĂ©nus et de Mars ou encore comme le fils d’Iris et du vent d'Ouest (ZĂ©phyr). Il Ă©tait l'Ă©quivalent d'Éros chez les Grecs.

CybĂšle (ΚυÎČέλη) : (gr) DivinitĂ© de Phrygie dont les origines restent floues. AbandonnĂ©e Ă  la naissance, elle aurait Ă©tĂ© recueillie par les lions qui lui auraient transmis un puissant savoir. Elle reprĂ©sentait sans doute la plus importante dĂ©esse du Proche-Orient ancien. Son culte, importĂ© en GrĂšce et Ă  Rome, fut incarnĂ© sous diffĂ©rents noms : Grande MĂšre, MĂšre des dieux, Grande DĂ©esse ; les Romains l’associĂšrent mĂȘme Ă  CĂ©rĂšs. Elle Ă©tait la puissance sauvage et vĂ©gĂ©tale du monde et on la considĂ©rait comme une divinitĂ© de la fertilitĂ©, Ă  l’égal de Jupiter. Conduisant un char tirĂ© par des lions, elle possĂ©dait la clef ouvrant le trĂ©sor qui renfermait les richesses de la Terre.
   

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