Dictionnaire mythologique
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TĂ©lĂ©maque [Î€Î·Î»Î­ÎŒÎ±Ï‡ÎżÏ‚] : (gr) Fils d'Ulysse et de PĂ©nĂ©lope, TĂ©lĂ©maque n'Ă©tait qu'un bĂ©bĂ© lorsque son pĂšre quitta le royaume d'Ithaque pour rejoindre Troie. Son pĂšre ne revenant plus la guerre finie, il se mit en quĂȘte dans toute la GrĂšce afin de le ramener Ă  sa mĂšre. Ce sont ses propres aventures qui furent relatĂ©es par les auteurs de l'Ă©poque, quatre ans de recherches intenses pendant lesquelles le fils emprunta souvent les mĂȘmes chemins que le pĂšre et vĂ©cut une quĂȘte initiatique qui fit de lui un homme. Rentrant Ă  Ithaque bredouille, il y retrouva Ulysse, et l'aida Ă  massacrer les prĂ©tendants qui tentaient de lui usurper le trĂŽne et de lui ravir PĂ©nĂ©lope. On dit que TĂ©lĂ©maque succĂ©da Ă  son pĂšre et Ă©pousa CircĂ© qui lui donna un fils : Latinus.

Tellus : (rom) Tellus, dĂ©esse de la terre, souvent confondue avec la Terre elle-mĂȘme, obtint des poĂštes le titre de MĂšre des dieux. Elle incarnait la fertilitĂ© des sols et on lui attribuait des commerces charnels avec le Soleil et le Ciel puisque c'est d'eux qu'elle recevait son pouvoir fertile. Souvent illustrĂ©e avec des formes gĂ©nĂ©reuses et pourvue de plusieurs mamelles, Tellus Ă©tait une maĂźtresse femme. TrĂšs puissante, elle rendait ses oracles Ă  Delphes avant la venue d'Apollon qui l'effaça Ă  cette fonction.

Terpsichore [΀ΔρψÎčχόρα] : (gr) Fille de Zeus et de MnĂ©mosyne, (en grec, qui aime la danse), elle Ă©tait la muse de la danse. Jeune fille vive, rieuse et lĂ©gĂšre, on la reprĂ©sentait couronnĂ©e de guirlandes, tenant une harpe dont les sons semblaient guider ses pas, sa direction. Certains mythologues lui attribuent la maternitĂ© des SirĂšnes.

TĂ©thys [΀ηΞύς] : (gr) Fille du Ciel et de la Terre, TĂ©thys Ă©pousa OcĂ©an, son propre frĂšre, et enfanta trois mille nymphes : les OcĂ©anides. Les auteurs la rendirent encore mĂšre de tous les fleuves et fontaines, mais encore d'Éthra, ProtĂ©e, Persa, et de nombreuses autres importantes figures de la mythologie grĂ©co-romaine. Il semble que son nom signifiait nourrice. TĂ©thys Ă©tait reconnue pour conduire une conque extraordinaire, d'une blancheur immaculĂ©e, tirĂ©e par des chevaux aquatiques aussi blancs que la neige pure, qui donnaient l'impression de voler au-dessus des flots. Sa course Ă©tait presque toujours accompagnĂ©e des cabrioles des dauphins joueurs, symboles de sa bienveillance.

Thalie [ΘΏλΔÎčα] : (gr) Fille de Zeus et de MnĂ©mosyne (la MĂ©moire), Thalie prĂ©sidait aux festins et aux rĂ©jouissances, faisant ainsi office de divinitĂ© champĂȘtre. Muse de la comĂ©die, on la figurait sous les traits d'une femme jeune couronnĂ©e de lierre. Dans l'une de ses mains le pĂ©dum rustique et dans l'autre un masque. On lui accordait la maternitĂ© des Corybantes qu'elle aurait engendrĂ©s avec le dieu Apollon.

Thanatos [Î˜ÎŹÎœÎ±Ï„ÎżÏ‚] : (gr) Fils de Nyx (la Nuit) qui l'aurait engendrĂ© avec ErĂšbe (les TĂ©nĂšbres), frĂšre du Sommeil (Hypnos), Thanatos, par son seul nom, terrorisait les mortels. En GrĂšce, une superstition interdisait que l'on prononce son nom de crainte d'attirer sur soi la mort. Il dĂ©testait le genre humain et mĂȘme les dieux le trouvaient immonde. ReprĂ©sentant la Mort, Thanatos vivait Ă  la porte des Enfers. IncarnĂ© sous les traits d'un enfant noir aux pieds croisĂ©s, comme ils auraient probablement pu l'ĂȘtre dans la tombe, on croyait que ce dieu possĂ©dait un cƓur de fer et des entrailles d'airain. Comme il n'avait aucune pitiĂ© pour les autres, HĂ©raclĂšs l'enchaĂźna avec des liens de diamant au moment de dĂ©livrer Alceste des Enfers.

ThĂ©sĂ©e [ΘησΔύς] : (gr) Fils d'ÉgĂ©e et d'Éthra, ThĂ©sĂ©e, dixiĂšme roi d'AthĂšnes, naquit Ă  TrĂ©zĂšne et fut Ă©duquĂ© Ă  la cour du sage PitthĂ©e, son aĂŻeul maternel. Brave et courageux, il dĂ©barrassa la rĂ©gion de l'Attique de ses nombreux brigands, dont Sinis, Procuste et Sciron, les plus redoutables d'entre eux, d'affreux bandits torturant et dĂ©troussant les voyageurs. Ne craignant rien, ThĂ©sĂ©e dĂ©cida ensuite de s'attaquer au Minotaure et s'offrit en sacrifice pour aller vaincre le monstre, ce qu'il fit grĂące Ă  l'aide de la belle Ariane. Oubliant ensuite la douce hĂ©roĂŻne dans l’üle de Naxos, il provoqua malgrĂ© lui le suicide de son pĂšre en omettant de lui signaler son triomphe sur le Minotaure. ThĂ©sĂ©e, dĂ©semparĂ©, se lança dans de nombreuses aventures dont la guerre contre les Centaures, la conquĂȘte de la Toison d'or, la chasse de Calydon ainsi que la victoire sur les Amazones. De ce dernier triomphe, il ramena la reine des Amazones, Antiope avec laquelle il engendra un fils Hippolyte. ThĂ©sĂ©e Ă©pousa ensuite PhĂšdre, la sƓur d'Ariane, mais la pauvre, succombant Ă  un sort d'Aphrodite, tomba amoureuse de son beau-fils, l'accusa de viol et se suicida. ThĂ©sĂ©e, ordonnant d'abord la mise Ă  mort de ce fils odieux, se rĂ©concilia avec lui lorsqu'il comprit que PhĂšdre et Hippolyte avaient Ă©tĂ© l'instrument d'une vengeance divine. Selon les auteurs du temps, ThĂ©sĂ©e finit ses jours paisiblement sur l'Ăźle de Skyros.

Triton : (rom) Fils de Neptune et d'Amphitrite, était un demi-dieu aquatique, une sorte de sirÚne au masculin. La partie supérieure de son corps figurait un homme tandis que la partie inférieure représentait celle d'un poisson à longue queue, recouverte d'écailles. Il se déplaçait à dos de monstre marin ou sur un char tiré par des chevaux aquatiques bleus, claironnant la venue de Neptune dans une conque recourbée dont on pouvait entendre le chant à des kilomÚtres. Il pouvait également calmer les flots et protéger les marins. Toutefois, selon d'autres sources, il aurait au contraire été dépravé, pourchassant les baigneuses de ses assiduités ou encore enlevant les troupeaux venus s'abreuver sur les rives du lac Tritonis. Enivré par le contenu d'une cruche de vin abandonnée là à dessein, Dionysos aurait alors permis qu'on le tue à coups de hache.
   

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